Avec l’avènement des voitures électriques ultraconnectées, les constructeurs voient l’opportunité de proposer un grand nombre d’options et fonctionnalités en « après-vente », à titre temporaire – sous forme de souscription – ou définitif. Des « améliorations » ou ajouts qui ne nécessitent qu’une simple opération logicielle, en atelier ou à distance, pour être activées, la configuration matérielle le permettant d’origine. Si Mercedes propose l’Acceleration Increase – qui permet d’améliorer de manière significative les performances à l’accélération – sur la plupart des marchés, ce ne sera pas le cas en Europe, faute d’homologation.
1200 dollars pour 1 seconde
Concrètement, les clients Mercedes qui voudraient obtenir l’Acceleration Increase pour booster les performances de leur Mercedes EQS (SUV) ou EQE (SUV) doivent s’acquitter d’une souscription annuelle de 1200 $ (environ 1150 €). En échange, leur voiture verra son chrono de 0 à 60 mph (96 km/h) amélioré de manière significative avec un gain pouvant atteindre la seconde pleine. Et sans rien changer à la configuration matérielle du véhicule ! L’opération est purement logicielle et donc sera désactivée au bout de douze mois si le client ne renouvelle pas sa souscription. Toutefois, Mercedes étudie la possibilité de proposer cette option à titre définitif, mais le tarif n’a pas encore été déterminé.
Un tel gain peut sembler impressionnant, mais il démontre surtout que Mercedes n’exploite qu’une partie du potentiel réel des moteurs électriques montés à bord de ses modèles électriques haut de gamme. En effet, si l’on en croit la boutique en ligne sur le site du constructeur allemand : « Le réglage fin des moteurs électriques augmente la puissance maximale du moteur de votre Mercedes-EQ de 20 à 24. Le couple est également augmenté, ce qui permet à votre véhicule d'accélérer sensiblement plus vite et plus puissamment ».
Pourquoi pas en Europe ?
Mercedes se contente d’indiquer que l’option Acceleration Increase ne sera pas proposée en Europe, faute d’homologation sur les différents marchés concernés. La marque à l’étoile ne précisant pas les raisons de cette absence d’homologation. On se rappellera que Polestar avait procédé de la même manière précédemment avec la Polestar 2. Le constructeur sino-suédois avait alors justifié l’indisponibilité en expliquant que la législation locale en Belgique et au Luxembourg suit les directives de l'Union européenne et ne permet pas de modifier la puissance d'un véhicule sans modifier l'homologation européenne (certificat de conformité) du véhicule. Par conséquent, le logiciel ne peut pas être ajouté au véhicule après l'achat. Il est vrai que la majorité des pays européen intègrent la puissance du véhicule dans le calcul des taxes qui y sont liées et qu’une augmentation a posteriori de la puissance rendrait la gestion de la taxation – surtout la taxe de mise en circulation – particulièrement compliquée. Surtout pour des options « temporaires ».
Source : Automotive News Europe
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